Un chef-d’œuvre du roman western

C’était en 1998.

Ce Samedi là, j’entrai dans la librairie que je fréquentais régulièrement. J’étais toujours à l’affût d’un roman western ou d’un essai sur le genre (ouvrages bien rares à cette période).

Mes pas m’emmenaient en priorité vers le rayon « nouveauté ». Et là, surprise ! je vois la couverture d’un livre qui ressemble à un roman western.. Je prends un exemplaire en main. Je lis le titre : « Shane » (L’homme des vallées perdues). Je retourne l’ouvrage et lis la quatrième de couverture. C’est la réédition du livre que je ne connaissais pas. J’avais seulement vu le film en cassette vidéo.

Ni une ni deux, j’achète le bouquin et repart aussitôt chez moi pour le lire. Je n’imaginai pas ce que j’allais découvrir…

Un chef-d’œuvre du roman western.

Ce roman m’a véritablement transporté, il fait partie de ma grande collection d’ouvrages sur l’Ouest (romans, essais…). Et c’est l’un de mes livres préféré.

Ouvrages sur l'Ouest

                                 Une partie de ma collection d’ouvrages sur L’Ouest

 

J’ai dévoré ce bouquin quatre fois. Et je compte bien le relire bientôt, tant il est génial

Shane- l'homme des vallées perdues


Réédition Brochée 1997

               « Shane », de Jack Schaefer

L’histoire de ce roman se passe durant l’été 1889, dans une petite ferme du Wyoming.

Un jour, La famille Starrett reçoit la visite d’un cavalier étranger, Shane. Ce dernier fait la connaissance du jeune Bob, le fils de Starret, puis se voit invité à  dîner et à passer la nuit chez eux.

Shane accepte l’invitation, puis en remerciement, il décide de rester un peu chez eux pour donner un coup de main à Starret dans son travail. Il  devient  l’ami de la famille

C’est alors qu’apparaît Fletcher (un grand propriétaire de troupeaux) et ses hommes. L’éleveur est bien décidé à chasser tous les fermiers des environs et à s’emparer de leurs terres.

Un jour, en ville, Shane est humilié par le bras droit de Fletcher. Mais il refuse de répondre aux insultes. Les amis de Joe Starrett le prennent pour un lâche. Sauf que la fois suivante, Shane corrige le même homme devant Fletcher. Une bagarre s’ensuit et Shane sort vainqueur du combat avec Starrett.

C’est alors que Fletcher multiplie les provocations et les bagarres. Puis, il engage Wilson, un tueur professionnel. Ainsi, il compte bien une fois pour toute se débarrasser de Joe Starrett et de ses camarades fermiers.

Shane va se retrouver malgré lui impliqué dans ce conflit.

Voilà, je ne vous en dis pas plus sur l’histoire, au cas où vous souhaiteriez lire ce formidable roman western.

C’est un récit simple et très bien écrit. Il y a peu de description de la nature. Le rythme est permanent.

L’histoire est racontée par le fils Bob. Voici les trois premières phrases du roman :

  •  « Il arriva dans notre vallée au cours de l’été de 1889. J’étais alors tout gamin et ma tête affleurait à peine le haut des ridelles de la vieille charrette de mon père. Juché sur la barrière de notre modeste corral, je me prélassais au soleil de cette fin d’après-midi quand je l’aperçus qui chevauchait dans le lointain… ».  Page 1.

En quelques lignes, vous êtes déjà dans l’histoire et le mythe de l’Ouest.

Et le récit va développer différents thèmes (amour, rivalité, amitié) à travers cette guerre entre l’éleveur et les fermiers.

Par ailleurs, pour le garçon Bob, ce sera aussi un apprentissage. J’adore le passage lorsque Shane lui apprend le maniement des armes :

  • « Écoute bien ce que je vais te dire, Bob. Une arme n’est rien de plus qu’un outil. Ce n’est ni meilleur ni pire que n’importe quel ustensile – une pelle, une hache, une selle ou ce que tu voudras. Garde ça bien en tête, toujours. Une arme peut faire le bien et elle peut faire le mal : tout dépend de ce que vaut son propriétaire. Souviens-t’ en. ».  Page 83.
Shane

Réédition poche 2012

Ce livre est devenu un « classique ». Dommage qu’il ait fallu que ce roman soit adapté au cinéma pour que les critiques littéraires s’intéressent à ce chef-d’œuvre !

Vous pouvez le trouver en livre de poche (collection Libretto), sous le titre « l’Homme des vallées perdues ».

Je ne gagne rien à vous parler de ce livre. Je parle juste d’un roman qui vaut vraiment le détour, que j’adore et qu’il mérite qu’on en parle.

Au-delà de l’histoire, ce livre est superbement écrit.  Il y a beaucoup à apprendre pour un auteur à lire ce roman (même s’il n’est pas fan de westerns).

Personnellement, j’aime écrire simple et c’est en partie ce que j’aime dans ce livre.

Je vous souhaite une excellente journée. A bientôt pour un nouveau billet.

Claudy

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  1. très intéressant Claudy de faire connaître une littérature que j’ignore totalement.

  2. Claudy

    Et il y a beaucoup d’autres romans western de qualité dont on parle peu, Danny. Mais « Shane » est vraiment un must en la matière !

    Le western a d’abord des origines littéraires, le cinéma l’a fait connaitre au grand public.

  3. Un grand merci Claude pour la présentation de ce livre ! Je ne connais le western qu’à travers les films que j’ai vus et que j’ai adorés à une époque, et par ton blog tu me reconnectes à toutes sortes d’émotions et de plaisirs que je suis bien contente de retrouver.
    J’adore ces grands espaces américains, les chevaux, l’ambiance très typique des saloons et des intrigues mises en scène dans ce genre qui n’est pas que cinématographique, ce que tu me fais découvrir. C’est chouette !
    Je vais inscrire cet ouvrage sur ma liste d’envie de livres 😉

  4. Oups, pardon pour le correcteur automatique, Claudy !

  5. Claudy

    Oui, Nathalie, c’est vrai que le cinéma a prit le pas sur la littérature western. Faut dire qu’à une certaine époque (années 50 à 80) les livres traduits en France n’étaient pas terrible. Donc, les gens ont laissé tomber ce type de récit. Et pourtant, de magnifiques romans commercialisés aux Etats-Unis n’ont pas trouvé écho dans notre pays.

    Heureusement, Bertrand Tavernier fait découvrir et redécouvrir de grands auteurs américain.
    De véritables merveilles !

    Et je suis sûr qu’il y en a encore d’autres qui attendent d’être traduits.

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